Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : une Amérique qui parraine Daech « en Irak et en Syrie », et dont l’ambassadeur à Ankara, après avoir piloté pendant des années la guerre contre la Syrie », en est désormais à diligenter l’un des plus scandaleux réseaux de trafic du pétrole au monde, depuis la rive est de l’Euphrate jusqu’aux ports israéliens en Méditerranée, une Amérique qui tue encore en Irak, quelque 22 après son invasion de 2003, qui bombarde Gaza à coup de JDAM et GBU tout en en tirant la fierté, qui affame un pays entier comme le Liban par agents golfiens interposés, plus d’un observateur a senti que quelque chose avait définitivement changé sous le ciel du Levant, quelque chose qui fait d’Israël non plus un adversaire d’égal à égal du Hezbollah, mais de seconde degré.
Pour la première fois, en effet, le fin stratège qu’est Nasrallah a placé très subtilement la pointe de son arme non pas en direction de l’entité qu’il a littéralement traitée de « machine de guerre », de « tueur et de tortionnaire à gage, de mercenaire des Yankee puisque « financée, soutenue, armée, protégée par les Américains qui soumettent les autres à leur oukase pour qu’ils normalisent leurs liens avec» mais à l’adresse des Yankee eux-mêmes. Du coup, il a bien semblé qu’une échelle dans la hiérarchie des forces régionales en présence, venait à être passée par le Hezbollah pour qui la mise au pas d’Israël ne représente plus un objectif en soi mais un objectif déjà entièrement atteint! Beaucoup ont alors pensé à la règle d’engagement balistique que la Résistance libanaise a réussi à imposer depuis bien longtemps et dont la toute dernière manifestation remonte au mois de juin quand une frappe aérienne d’Israël contre le sud du Liban a déclenché une salve de 21 roquettes tirées contre la Galilée, salve qui n’a pas tardé à ramener sur terre le duo Bennett–Gantz, fraîchement arrivé au pouvoir à Tel-Aviv, après que l’Epée de Qods eu décapité le dernier roi sioniste Netanyahu.
Mais le discours d’hier soir de Nasrallah avait quelque chose de bien plus que des allusions habituelles aux capacités balistiques du Hezbollah, à ses milliers de roquettes et missiles tactiques qui attendent impatiemment leur heure pour sortir des cachettes et s’abattre sur Israël, quelque chose à quoi de très rares publications sionistes ont fait allusion ces derniers temps sans évidemment être capables d’en deviner l’ampleur ni l’étendu. ALMA, centre de recherche israélien en est un, lui qui fin décembre affirmait avoir tenu des « sources bien informées », l’existence des missiles intercepteurs du Hezbollah, « dans les hauteurs de Qalamoun au nord-ouest de Damas ainsi que « dans la vallée de la Bekaa, centre logistique et opérationnel du Hezbollah ».
Repris par JP, ALMA affirmait aussi que ce système de DCA hezbollahi, contiendrait des « missiles sol-air tactiques à courte portée Badr SA8 ainsi que des SA17 et SA22, et tout ceci pour conclure que le ciel du Liban, entendons bien, du Liban, n’est plus trop recommandé aux F-16 israéliens qui depuis qu’al-Tanf en Syrie a été mis hors-jeu le 20 octobre dernier par une attaque aux cinq drones de la Résistance combinés aux roquettes, le tout ayant été lancé à la fois depuis Homs et Al Anbar, se paient le luxe de se retrancher derrière des avions militaires russes pour frapper la côte ouest syrienne, dont et surtout Lattaquié, à la fois pour se moquer des Russes et de leur DCA ultrasophistiqué, de semer la discorde entre Damas et Moscou, mais aussi de tenter de perturber le transit maritime de denrée et d’essence iraniens à la Syrie, et ce, sous prétexte d’avoir à couper un soi-disant trafic d’arme maritime à l’adresse du Hezbollah.
Jamais AlMA ni aucune autre boite de recherche sioniste n’aurait pensé, ne serait-ce qu’un instant, que la supposée DCA du Hezbollah qui n’est concernée, au contraire de celle de la Russie, par aucune considération politique, puisse agir dans le ciel d’Israël, pire dans le ciel de l’un des points les plus stratégiques de celui-ci, aussi vital sinon plus que Lattaquié. A tort.
Dans la nuit de lundi à mardi 4 janvier, peu après le tonitruant discours de Nasrallah, un hélicoptère de combat israéliens de type Eurocopter AS565 Panther, bebraïsé "Atalef", « s’est abîmé en mer » au large de Haïfa. Deux des trois officiers à bord ont été tués et le troisième se trouve dans un état grave. Evidemment les journalistes, dans cette démocratie qu’est Israël, sont interdits de s’approcher la zone de « l’incident » que l’armée de l’air israélienne visiblement choquée, décrit « comme étant la conséquence d’une avanie technique » que « l’appareil aurait connu alors qu’il était « en vol d’entrainement ». Puis Israël étant une « Démocratie», personne n’a le droit non plus s’interroger sur la raison de cet entraînement nocturne qui aurait impliqué des officiers de l’armée de l’air !
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